En effet, Nicolas Presl y affirme déjà sa préférence pour un récit muet qui cherche ses solutions signifiantes des côtés de la figuration et de la mise-en-scène plutôt que de ceux des dialogues et des récitatifs. On pourrait croire de prime abord à une démarche plus picturale que littéraire. Il n’en est pas moins que les partis pris narratifs sont directement inscrits dans le prolongement de la tragédie antique, socle offrant toujours des ouvertures à des questionnements aussi contemporains que la transmission filiale, l’éducation ou la sexualité, ici ancrées dans un parcours édifiant. Et déjà cet univers graphique tordu, dont on savait la proximité de l’expressionnisme de Grosz ou du Picasso de Guernica, mais dont Le Fils de l’ours père soulève une parenté picturale plus abstraite et plus sombre encore.
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